Articles de presse

AVATAR, SYNONYME DE BANALITE ET DE DEJA VU !

Un film très attendu, une révolution cinématographique ! James Cameron a su convaincre le public d'aller voir son film et de dépasser Titanic au box office. Pourtant, après plus d'un an, on se demande encore comment un film inintéressant au possible et dépourvu de tout intérêt à su attirer un si grand nombre de spectateurs !

Certes, beaucoup vous diront que les paysages de la planète Pandora sont magnifiques et d'une telle beauté! Il est vrai que pour ce point, nous n'avons pas grand-chose à dire : une technologie bien métrisée qui vous fait entrer dans ce monde et vous emmène au coeur de cette planète. Malheureusement, on peut constater que c'est le seul point positif de ce film !

Parlons un peu de son scénario, un scénario basique, que l'on connait par coeur ! Des fois même, vous surprennez quelqu'un à dire les répliques à l'avance. S'en est presque une honte d'avoir écrit un tel script. En résumé, un scénario pathétique et désastreux qui n'accroche pas du tout avec le spectateur ! Mais, que peut-on dire de l'action présente dans ce film qui n'en est pas moins meilleur que son scénario ! Pendant les 2h40, assise devant cet écran, je me surprends plusieurs fois entrain de regarder ma montre pour savoir si ma torture se termine bientôt. Pourtant, cela ne m'étonne guère : une action peu présente et lorsqu'enfin elle pointe le bout de son nez, elle est brève et ne contient pas grand intérêt pour la suite des évènements. Notre cher réalisateur, Mr James Cameron, a du se dire qu'il fallait placer "quelques scènes violentes" pour nous ennuyer encore plus. Et bien sur, qu'avons-nous entre ces scènes extravagantes ? Du blabla qui n'a pas non plus grand intérêt et portant nécessaire.

Mr Cameron, les gens souhaitent par-dessus tout un film accrocheur t lorsqu'on l'annonce comme un film d'actions, ils voudraient en avoir ! Alors, prenez en considération toutes les critiques et non celle qui vous plaise et par-dessus tout, réalisez nous un film qui vaut la peine de se déplacer et de payer sa place de cinéma !

Oh, j'avais oublié un point plutôt important et à ne pas négliger. Quand vous essayez de créer des animaux qui n'existent pas, essayez de ne pas copier sur les autres et de nous en mettre plein la vue (référence à Stars wars). Pour la suite d'Avatar annoncé et déjà prévue, ne négligez pas tous les conseils mais n'attendez pas non plus 10 ans si c'est pour nous ressortir la même chose que le précédent. Mais ce qui est sur, c'est qu'on a hâte de voir la suite, Mr Cameron.

Bailly Octavie

 

  HOCKEY SUR GLACE: Gap - Rouen (Ligue Magnus, 9e journée)


BRUNELLE_Mathieu_100911_103Les Rapaces de Gap, sixièmes avec 10 points, reçoivent les Dragons de Rouen, troisièmes avec 13 points. Malgré la proximité au classement, le match est a priori déséquilibré face à un champion de France en titre en pleine confiance, qui s'est facilement imposé mercredi 6-0 face à Amiens dans le cadre des quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Mais, de leur côté, les Haut-Alpins font une très belle saison. Gap reste sur une prestigieuse victoire à l'extérieur face à Strasbourg (1-2), leader avant la trêve.

Après avoir fait chuter les " poids lourds " du championnat (Briançon, Strasbourg, et Grenoble en Coupe de la Ligue), Gap s'attaque à un autre calibre : Rouen, et son armada offensive, meilleure attaque du championnat avec 42 réalisations. Aucune absence à signaler, hormis celle de Teddy Da Costa, l'ex-Gapençais pour les Dragons. Malgré une température avoisinant les 0°C, le public est venu en nombre pour supporter son équipe favorite. Le gardien Ronan Quemener est chargé de faire face aux attaques de Rouen, club où il a fini sa formation.

Le premier tiers démarre sur les chapeaux de roues. Les Rouennais pratiquent un pressing très haut, qui asphyxie les Haut-Alpins. La possession du puck est largement en faveur des Dragons, qui petit à petit installent leur jeu en territoire adverse. Les actions se multiplient, mais la défense gapençaise est rigoureuse et arrive à contrer les Normands.

Cependant, lors du premier power-play de la partie en faveur des Rouennais, une grossière erreur de marquage permet à Mathieu Brunelle d'ouvrir le score, bien servi par Ilpo Salmivirta (0-1, 5'19"). La réaction gapençaise ne se fait pas attendre. Après une interception en zone défensive, Jean-Charles Charrette réalise une remontée fantastique. Il prend de vitesse tout la défense et sert idéalement la nouvelle recrue Jesse Uronen, qui fusille Lhenry (1-1, 6'47"). Ce but sonne comme un avertissement pour la défense normande totalement absente sur cette action.

LHENRY_Fabrice_100911_315Longtemps contesté par les Dragons, qui s'entretiennent avec le trio arbitral, le jeu reprend finalement. Il devient très physique, voire trop par moment. Ce qui oblige les arbitres à distribuer des minutes de pénalité. Le match s'équilibre, mais reste très intense. Lors du premier power-play gapençais, les Dragons perdent bêtement le palet en zone neutre. Jiri Rambousek le récupère, et se retrouve seul face à Fabrice Lhenry, abandonné une nouvelle fois par sa défense. Le portier s'incline pour la deuxième fois, face à la frappe pure du Tchèque (2-1, 8'54"). Les Rapaces prennent les devants. Dans le camp normand, l'inquiétude règne : la physionomie du match est totalement renversée. Les Rapaces profitent de la moindre erreurs des Dragons ! Bien qu'ils n'aient que très peu d'occasions, les Gapençais arrivent à faire douter l'ogre rouennais.

À moins de cinq minutes du terme du premier tiers, l'imposant défenseur Milan Tekel jaillit de la zone neutre et intercepte le puck. Il se présente seul face à Lhenry, et gagne son duel. Mais coup de théatre à la Blache, le but est refusé pour obstruction ! Les Rouennais sont en sursis, et mettent les bouchées doubles pour tenter d'égaliser avant la rentrée aux vestiaires. Ils s'appliquent sur chaque passe, et sont dangereux devant la cage. La défense haut-alpine, qui jusqu'ici s'était remarquablement comportée, devient fébrile, et met en difficulté Ronan Quemener.

Les Gapençais font beaucoup trop de fautes, et sont pénalisés par le trio arbitral à de nombreuses reprises : cinq power-plays en faveur des hommes de Rodolphe Garnier dans les dix dernières minutes ! Les Rouennais en profitent, et lors d'une phase de jeu, Marc-André Thinel sert idéalement Carl Malette, légèrement excentré à gauche et totalement démarqué. D'une frappe instantanée, il fusille Quemener (2-2, 18'57"). Le premier tiers, riche en émotions, se conclut sur ce score, et laisse présager une belle suite de rencontre.

Dès la reprise, les Dragons pratiquent, comme ils l'avaient fait lors du premiers tiers, un jeu dirigé vers l'avant. Les actions se multiplient, mais Gap tient bon. Soit grâce à des dégagements approximatifs des défenseurs, soit grâce à des arrêts de classe internationale du portier gapençais, phénoménal.

OLSSON_Jens_100911_352Les Rouennais écoute à la lettre les consignes données par leur entraîneur, et font très attention à leur défense qui a pris l'eau lors du premier tiers. Les actions partent de plus en plus de derrière les filets. Après un excellent " une-deux " entre Julien Desrosiers et Jens Olsson, le Suédois frappe une première fois sur Quemener, qui repousse le palet. Quelques instants plus tard, Carl Mallette récupère le puck pour le rebond. Il décale pour Olsson qui marque. Les défenseurs gapençais n'ont pas le temps de s'interposer (2-3, 27'32"). Les Rouennais reprennent les devants dans ce match fou.

Les Rapaces ont du mal à réagir de nouveau, et laissent leurs adversaires faire le jeu. Ils évoluent en contre. Cela finira par marcher. Sur une belle action, ils installent leur jeu en zone offensive. La défense rouennaise n'est pas efficace, et laisse les Gapençais seuls. Sean Roche fait le tour de la cage et arrive à trouver Rane Carnegie, devant le montant droit de Lhenry. La frappe à bout portant du Canadien crucifie le gardien international, qui manque de coordination avec sa défense (3-3, 31'18"). Et dans la minute qui suit, rebelote. Sur une mise au jeu en zone offensive, Jiri Jelen sert Rane Carnegie, qui inscrit son deuxième but de la soirée, d'un slap puissant (4-3, 32'23").

Durant la seconde partie du deuxième tiers, Gap fait plus que défendre le score. Les Rapaces cherchent des solutions sur les côtés, et se créent de nombreuses occasions en power-play. Mais, lors d'une supériorité numérique rouennaise, Jens Olsson sert en profondeur Julien Desrosiers. Il frappe une première fois sur Quemener qui repousse. Desrosiers recupère le puck pour le rebond, et bat facilement le gardien, couché (4-4, 39'09"). Gap a de quoi être déçu car le but dans la dernière minute a donné un coup au moral avant la rentrée aux vestiaires.

À l'entame du dernier tiers, tout reste encore possible pour les deux équipes. Mais comme à chaque début de tiers, ce sont les Dragons qui ont la mainmise sur le palet. Les occasions se multiplient, mais Quemener permet à Gap d'y croire encore. Les actions locales restent rares, et inachevées, à l'image du beau contre mené par Jesse Uronen, qui est accroché par Jonathan Zwikel et amène un tir de pénalité. Celui sera malheureusement raté pour ladernière recrue gapençaise. Le Finlandais part trop à gauche et frappe dans un angle quasi impossible. Rouen repart à l'attaque. Quelques instants après ce pénalty manqué, un contre orchestré par Mathieu Brunelle permet à Desrosiers d'inscrire son deuxième but de la partie d'une frappe en pleine course, qui surprend Quemener (4-5, 49'59").

À ce moment-là, on se dit que c'est fini, que les Gapençais n'auront pas les ressources mentales pour égaliser. D'autant plus qu'ils sont dominés par une équipe de Rouen qui se sert bien de tout l'espace de la glace, et empêche les Rapaces de jouer. Mais les Dragons ne profitent pas bien longtemps de ce score en leur faveur. Seulement deux minutes plus tard, ils perdent le palet lors d'une remise en jeu en zone offensive. Jiri Rambousek s'échappe à toute allure. Après une remontée fulgurante de la glace, il se présente face à Fabrice Lhenry, avec deux défenseurs dans le dos. Il fixe le gardien d'un lancer puissant et précis (5-5, 52'07"). La tension se fait sentir dans les derniers instants, le puck se balade sans cesse d'un bout à l'autre de la glace. Cependant, personne ne prend les devants. On s'achemine donc vers une prolongation.

MALLETTE_Carl_100911_363Elle démarre avec une rythme moins soutenu qu'a la fin du troisième tiers. Néanmoins, les actions sont nombreuses. Mais les deux défenses tiennent le coup. Cependant, Rouen prend l'ascendant et se montre très dangereux. Côté gapençais, la fatigue commence à se faire sentir, et les joueurs sont moins décisifs dans les duels. Après seulement trois minutes de prolongation, Julien Desrosiers lance Olsson à gauche, il remonte toute la glace, tel Rambousek, et se présente à la droite de Quemener. Le Suédois tente alors une frappe assez lointaine, mais précise et puissante. Le palet passe entre les jambes de Quemener, trop lent sur le coup ! Dans le camp rouennais, c'est la délivrance, on croit que l'on a gagné. Mais nouveau coup de théâtre. Les arbitres refusent le but ! En effet, Julien Desrosiers, le passeur, a perdu son casque durant l'action précédente. Il se dirige alors vers le banc pour changer et finalement décide de remettre son casque et reprend le jeu. Ceci étant interdit par le règlement, l'arbitre à logiquement sanctionné le joueur. Et les Normands, qui croyaient avoir gagné, se retrouvent en double infériorité numérique car ils prennent aussi une pénalité de banc mineur !

Coup dur pour les hommes de Rodolphe Garnier qui sont en difficulté maintenant. Heureusement pour eux, Gap exploite mal ce double power-play, et le but refusé ne fait que retarder l'échéance. Cinq minutes plus tard, ce même Desrosiers vient se faire justice lui-même. Après un slalom fantastique de Carl Malette dans la défense, celui-ci arrive à trouver le Franco-Canadien qui trompe Quemener (5-6, 68'07").

C'est donc Rouen qui s'impose au cours d'un match à rebondissements. Les deux équipes ont pratiqué du bon hockey. Chacune d'entre elle a réussi à tirer profit des erreurs de l'adversaire, notamment Gap qui a beaucoup évolué en contre.

Avec une majorité de buts inscrits sur des erreurs défensives, les Rapaces peuvent dire merci à la défense rouennaise pour son laxisme, tant au niveau du marquage qu'au niveau de la relance. Cependant, ces erreurs n'entachent en rien la prestation des joueurs, qui confirment ce soir leur belle saison. On notera l'excellente prestation de Jiri Rambousek et Rane Carnegie : deux buts chacun. On regrette un peu le manque de réalisme de Julien Correia, qui n'a rien pu faire face à son club formateur.

Côté rouennais, beaucoup de très bonnes individualités telles que Julien Desrosiers, Jens Olsson et Carl Mallette. Par ailleurs, il faudra retravailler les phases de contres à l'entraînement car les Dragons ne sont pas au point. Ils manquent de coordination entre eux, et surtout avec le gardien, Fabrice Lhenry, qui en a fait les frais ce soir. Match discret de Luc Tardif. Avec cette victoire, Rouen conserve sa première place, à égalité de points avec Angers et Strasbourg. C'est son quatrième succès consécutif, ce qui reste quand même de bon augure avant l'entrée en lice en Coupe Continentale vendredi.

Clément Vaillant, Hockey Archives.

HOCKEY SUR GLACE: France - Italie (match international à Marseille)

Un événement historique et populaire ! HECQUEFEUILLE_Kevin-100509-081Pour les premiers matches de l'équipe de France de hockey dans le sud de la France, la Fédération Française de Hockey sur Glace avait fait le bon choix. Après un match vendredi soir à Vegapolis (Montpellier), où les Bleus l'avaient remporté sur le score de 4-2 sur les Italiens, la revanche se déroulait donc samedi dans le fabuleux PGG (Palais de la Glisse et de la Glace) de Marseille. Une fête populaire qui s'annonçait a priori difficile tant Marseille est une ville passionnée par le foot... Mais contre toute attente, la fédération avait réussi son pari. Et ce n'était pas moins de 2700 supporters qui s'étaient donné rendez-vous pour découvrir ce sport. Avec une capacité de 5600 places, la patinoire sonnait un peu creux, mais cela présage un bon avenir pour le hockey dans la cité phocéenne. D'autant que tout était prévu pour que les novices de ce sport, avec distribution à l'entrée des règles du hockey ! Du coté des équipes, Pierre Pousse et Dave Henderson avaient décidé de ménager Laurent Meunier, le capitaine et auteur d'un grand match à Montpellier. Ce qui a permis de donner plus de temps de glace aux jeunes. Après une belle victoire vendredi, Ronan Quemener était remplacé par Fabrice Lhenry dans les buts. Pour les Italiens, pas de grand changement de stratégie de la part du coach Rick Cornacchia qui doit se passer de ses joueurs vedettes italo-canadiens : Scandella (Montréal) et Pittis (Calgary) en attaque, ainsi que de Bellissimo (Toronto) et Russo (Montréal) dans les buts. C'est donc le gardien n°3, Thomas Tragust, qui s'occupe de garder la cage azzurra, dans ce match qui s'annonce très serré. Dominer n'est pas gagner Le premier tiers-temps débute très fort. Malgré un public glacé, qui ne sait trop comment encourager son équipe, les Français quadrillent la glace et étouffent les Italiens. Dès les premières actions, les Bleus se montrent dangereux. Notamment par l'intermédiaire de Kevin Hecquefeuille, bien servi par le défenseur grenoblois Baptiste Amar, qui se heurte à un bon Tragust. Les Italiens commettent de grosses erreurs en défense et subissent le jeu des Français, qui semblent prendre l'ascendant. Mais, sur un contre assassin, un tir de la bleue d'Armin Hofer est dévié par Pat Iannone et c'est le premier but en power-play pour l'Italie (0-1, 11'11"). Première alerte pour les Français, beaucoup trop laxistes en défense sur cette séquence de jeu. AMAR_Baptiste-100509-152Les Bleus ne perdent pas espoir et multiplient les actions, mais elles sont sans danger, hormis un poteau de Vincent Bachet. Ils sont trop brouillons dans le dernier geste et n'arrivent pas à passer le dernier rempart de la ligne défensive. De ce fait, ils s'obligent à tirer de loin pour jouer les rebonds. Et c'est surtout Kevin Hecquefeuille qui s'en charge. Le défenseur frappe à de nombreuses reprises de la bleue, souhaitant qu'un coéquipier dévie le palet dans les buts. Mais cela ne marche guère. Une réaction française encourageante Dès l'entame du deuxième tiers, les Français montrent un visage totalement différent. Ils cherchent à prendre les Italiens à leur propre piège, en décidant de laisser l'adversaire jouer, et d'évoluer en contre. Les Italiens, perturbés, enfilent volontiers le rôle, et Lhenry tremble plusieurs fois... Heureusement, les Bleus ont la même réussite que la nazionale. Après une relance de Fabrice Lhenry pour le jeune Maxime Moisand, celui-ci déborde tout le côté gauche de la glace et prend la défense de vitesse. D'une frappe puissante et précise, il bat le gardien Tragust, impuissant (1-1, 33'27"). La patinoire explose de joie, et les Marseillais se réveillent ! Par la suite, la France cherche à profiter des espaces laissés par la défense italienne. Et c'est le très actif Yohann Auvitu qui s'en charge. Il transmet les palets vers les attaquants, et notamment vers les frères Da Costa, très dangereux. Le jeu s'intensifie, et les arbitres distribuent des pénalités. En fin de tiers, Auvitu écope de dix minutes pour contestation. Au bout du suspense ! Le dernier tiers sera donc décisif. Dès le début, les équipes repartent sur un faux rythme. Les actions sont moins nombreuses, et les joueurs moins tranchants dans les duels. Le jeu s'équilibre. Cependant les Français commettent de plus en plus d'erreurs en milieu de glace. C'est le cas des frères Da Costa, qui dans ce dernier tiers sont imprécis et perdent le palet à de nombreuses reprises. LHENRY_Fabrice-100509-132Les Italiens deviennent de plus en plus dangereux devant la cage de Lhenry. Et c'est logiquement qu'ils marquent par l'intermédiaire d'Armin Hofer, sur passe de derrière la cage de Luciano Aquino (1-2, 50'35"). Les Français ne paniquent pas, et repartent de suite de l'avant. Ils cherchent à mettre la pression sur la défense adverse, comme durant le premier tiers. Tactique une nouvelle fois payante, puisque, après une perte du puck du dernier défenseur italien Matt De Marchi en zone neutre, Teddy Da Costa remonte toute la glace et vient tromper Tragust (2-2, 54'07"). L'euphorie envahit les supporters et joueurs, qui évoluent libérés sur la glace. Seulement quelques secondes après son but, Teddy Da Costa se présente une nouvelle fois seul devant Traugust. Mais le gardien anticipe et sort loin de sa cage. Il capte le palet, mais le Français le heurte à toute vitesse, a priori involontairement. Cependant, il écope de deux minutes de pénalité pour charge incorrecte. À moins de six minutes de la fin, le banc tricolore manifeste son mécontentement, car ce power-play peut être le fait du match. Les Azzurri profitaient de cet avantage numérique pour reprendre  les devants. Sur une erreur du portier français qui ne s'est pas bien replacé, Aquino marque en force. (2-3, 55'33"). Les Bleus tenteront tout pour revenir au score, en délaissant la défense. Les Italiens bien organisés en profitent. Et sur un nouveau contre, Manuel de Toni vient aggraver la marque sur passe de Watson (2-4, 58'07"). Score finale de 4 buts à 2 en faveur des Italiens, qui ont pris leur revanche après la défaite à Montpellier sur le même score. Malgré leur proximité au classement IIHF (France 15e, Italie 16e), ces deux équipes nous ont présenté un jeu totalement différent. Les Italiens cherchent à évoluer en contre, tandis que les Français pressent très haut en attaque. La tactique italienne aura été plus efficace ce soir, cependant la France aurait pu l'emporter avec plus de créativité en attaque. Malgré un bilan comptable assez médiocre sur cette tournée d'hiver (1 victoire en 3 matchs), l'équipe de France a convaincu par ces jeunes, talentueux et pleins d'avenir, tels Lampérier, Pain, Arrosamena et Albert. On espère cependant que les entraîneurs réussiront à combler les carences défensives de l'équipe nationale avant les Mondiaux de 2011 qui se joueront en avril prochain en Slovaquie. Joueurs du match : Kevin Hecquefeuille pour la France et Armin Hofer pour l'Italie. Commentaires d'après-match Pierre Pousse (entraîneur-adjoint de l'équipe de France) : "C'est dommage que ça se finisse comme ça parce qu'on a égalisé et que juste derrière on prend une pénalité. On n'était pas dans le match au début, après on a couru après le score. On a essayé de jouer trop finement, on n'est pas allé assez à la cage, alors que c'est ça notre jeu. Si on leur donne quelque chose, ils le prennent. Hier, on ne leur avait rien donné."
Clément Vaillant, Hockey archives.

HOCKEY SUR GLACE :Toulon - Français Volants de Paris (Division 2, groupe B, 5e journée)

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre.

 Bienvenue au hockey à Marseille !  MAZZONE_Arnaud-Franais_Volants-200901C'est donc un match de D2 qui inaugure officiellement ce petit bijou qu'est le PGG (Palais de la Glisse et de la Glace) à Marseille. Bien qu'elle ne soit pas pleine, l'ambiance était présente dans la - désormais - plus grande patinoire de France. Avec 5000 places assises, seul Bercy la dépasse. À l'initiative des Boucaniers de Toulon, le public à pu découvrir cette patinoire splendide. C'est à l'annonce de l'effectif des Boucaniers que l'on comprend que les Toulonnais joueront à domicile à Marseille ! Le promu Toulon a déjà acquis trois points en trois rencontres, puisqu'il compte un match en moins. En revanche pour Paris, la victoire semble impérative au vu du classement : avant-dernier avec 1 point. Cette rencontre est donc d'une importance cruciale pour les deux équipes qui cherchent à se repositionner au classement. Dès le début du match, les Boucaniers se montrent dangereux, et sur un palet perdu bêtement par les attaquants parisiens, ils ratent de peu l'ouverture du score. Le palet va d'un bout à l'autre de la glace. Après une faute de Mazzone sanctionnée par les arbitres, les Boucaniers obtiennent le premier avantage numérique de la partie en leur faveur. Ils installent leur jeu de puissance et marquent facilement après une série de passes par l'intermédiaire de Petr Burda (1-0, 3'21"). Moins d'une minute plus tard, sur un contre, après une erreur du dernier défenseur parisien, Willy Autran récupère le palet devant la cage et trompe facilement le gardien. Les Toulonnais poussent, et sentent leurs adversaires en difficulté dans ce premier tiers. Sur une action devant le but des Francais Volants, Tomas Salma lobe le gardien Johan Bäckö, assis et impuissant (3-0, 06'36"). Le jeu perd petit à petit de son superbe et les Boucaniers se font moins décisifs dans les duels. Lors du premier powerplay pour Paris, Mazzone, légèrement excentré sur la gauche, trompe d'une frappe peu puissante le gardien toulonnais (3-1, 13'42"). Par la suite, le jeu s'équilibre. Les frappes s'enchaînent des deux côtés de la glace, mais le score reste inchangé, notamment grâce aux gardiens. À l'entame du deuxième tiers, Les Toulonnais sont confiants, mais prudents. En effet, les Français Volants se montrent plus entreprenants devant les buts, mais toujours trop approximatifs dans le dernier geste. Après une récupération en milieu de glace, les Parisiens se présentent en zone offensive. Julien Boulet sert idéalement Nicolas Chauveau qui trompe Hildeby d'une frappe pure. Il permet à son équipe de recoller au score (3-2, 26'48"). Le match est relancé. Les Français Volants installent leur jeu et deviennent un réel danger pour la défense toulonnaise qui se comporte très bien dans ce deuxième tiers. Malgré de nombreuses occasions, les Parisiens n'arrivent pas à égaliser et se heurtent à un bon gardien. AutranLe dernier tiers sera décisif. Et dès le début, on sent les deux équipes crispées. Rapidement, les Français Volants mettent la pression sur la cage adverse. On dénote de nombreuses imperfections dans leur jeu : passes mal dosées, jeu trop personnel... Les attaques se multiplient, mais aucune ne permet aux Parisiens de revenir. On croit donc que le dernier tiers va être comme le précédent : dominé par les Volants dans le jeu, sans remettre en cause l'avance des Boucaniers au tableau d'affichage. Mais sur une récupération toulonnaise, le solide attaquant Tommy Latouche-Gauvin vient servir Richard Brodeur qui fusille le portier parisien Bäckö (4-2, 46'11"). La tendance s'inverse, et ce sont les Boucaniers qui se montrent dangereux à présent. Johan Bäckö, esseulé, frise la correctionnelle, après l'enchaînement de plusieurs frappes. Moins d'une minute plus tard, sur une interception en zone offensive, Petr Burda vient le tromper d'une frappe forte (5-2, 51'06"). Seulement cinq secondes plus tard, sur l'engagement, les ¨Parisiens réduisent la marque par l'intermédiaire de Mazzone (5-3, 51'11"). Quel match ! Mais, sur l'action suivante, après avoir bien construit le jeu autour de la cage, Willy Autran sert Jan Katrusin (6-3, 51'44"). Après une erreur d'un défenseur varois, Einar Engström intercepte le palet, et trouve Kévin Guimbard qui bat Bäckö impuissant (6-4, 54'46"). À moins de cinq minutes de la fin de la rencontre, les Parisiens tentent un pari risqué : alors qu'ils sont en supériorité numérique, ils décident d'enlever le gardien. La suite est moins joyeuse : un attaquant parisien perd le palet, et Latouche-Gauvin va d'une frappe puissante inscrire le dernier but de cette rencontre décidément riche en rebondissements (7-4, 56'24"). Paris est KO. Les Boucaniers imposeront leur jeu jusqu'à la fin de la rencontre. Ce match aura donc été une réussite en tout point. Tout d'abord, d'un point de vue politique : on a pu assister pour la première fois à un match de hockey sur glace de niveau national à Marseille. Toutefois, il teste quelques petits détails à régler, comme le speaker, qui a annoncé les années de naissance des Français Volants au lieu des numéros des joueurs ! Cette expérience fut forcément enrichissante pour le personnel de la patinoire, pas trop habitué à ce type d'événements, qui devrait toutefois se multiplier avec France-Italie (en décembre). Côté jeu, malgré ce score "fleuve", le match a été très serré et s'est joué sur des petites erreurs. Les deux équipes ont du mal à exploiter la largeur de la glace. Pour les Boucaniers, on ne joue pas assez collectif. Côté parisien, on remarque le manque de réalisme des attaquants, qui malgré de nombreuses occasions, n'ont pas réussi à mettre le palet au fond. De même, il se repose trop sur le gardien Johan Bäckö, solide, qui a sauvé à de nombreuses reprises son équipe. Les Boucaniers de Toulon réalisent la bonne opération, puisqu'ils grimpent à la quatrième place à égalité avec Viry, Meudon, Amnéville, et Val Vanoise (4 points). De leur côté, les Français Volants sont maintenant bon derniers avec un point. Mais tout n'est pas perdu pour cette équipe qui aura très prochainement l'occasion de se rattraper...  

Clément Vaillant, Hockey archives.


HOCKEY SUR GLACE Gap - Dijon (Ligue Magnus, 18e journée)

Florian HardyLes Ducs ont perdu leur glaive

Les Dijonnais tremblent dès la première action de Jiri Rambousek, bien sauvée par Florian Hardy. Conformément aux ordres donnés par André Svitac, Gap installe son jeu et prend le dessus physiquement dans les duels. Lors du premier power-play (obstruction de Mille), après un cafouillage dans la défense dijonnaise, Gap trouve la faille grâce à Tekel (2'16).

Globalement, les Gapençais dominent le premier tiers. Les Ducs souffrent vraiment : ils n'arrivent pas à construire et défendent mal, mettant en difficulté à plusieurs reprises leur gardien tricolore. Les Dijonnais ne se réveilleront qu'à partir de la quinzième minute de jeu avec des actions collectives rondement menées, notamment le duo Nurminen et Pain qui fait trembler la défense gapençaise.

Lors du début du deuxième tiers, les Dijonnais se montrent plus entreprenants. Malgré cela, Gap double la marque par l'intermédiaire de Julien Correia (34'22"). Les actions gapençaises se succèdent et Dijon perd confiance. Le match devient beaucoup plus physique, les contacts violents se succèdent. Lors d'un changement de ligne gapençais, Nurminen fait trébucher Correia, une vive altercation s'ensuit. En fin de tiers, Les Dijonnais lâchent prise moralement et attendent que la tornade gapençaise se calme. Après une passe de Charrette, Skvlaridlo frappe à bout portant. Hardy s'incline une troisième fois. Dans ce deuxième tiers, on aura remarqué les retards répétés de Hardy sur le puck, mettant fortement en danger son équipe.

Le troisième tiers n'est qu'une copie conforme du précédent. Du beau jeu de part et d'autre, de l'engagement physique, mais Dijon n'arrive toujours pas à concrétiser ses occasions. Les percées répétées de Pain, Nurminen ou Mille n'y feront rien. Gap tient bien en défense. Les Dijonnais réalisent des erreurs assez stupéfiantes à ce niveau, dépités par leur manque de réussite... ou plutôt par le jeu fluide, simple mais technique imposée par les Gapençais. Après avoir percé (une nouvelle fois) la défense dijonnaise, le duo Jelen-Correia inscrit le 4e but gapençais (45'14).

Aki Nurminen

Les Dijonnais n'y sont plus. Quatre minutes plus tard, après un slap violent de Skvaridlo détourné par Hardy sur Charette qui passe à Moussier qui n'a plus qu'a tirer au fond de la cage vide... Oui, la cage vide, puisque Hardy, croyant que son équipe avait récupéré le palet, était retourné ! Grosse bourde, qui vient conclure un match dominé par les Rapaces, et où les Dijonnais n'auront pu montrer leur visage offensif si intéressant.

Ce match est le scénario inverse de celui joué à Trimolet, remporté par Dijon 8-2. Les Gapençais avaient inscrit le premier but puis s'étaient totalement relâchés, faisant des erreurs lourdes en conséquences !

La contre-performance de ce match n'est autre que celle du gardien Florian Hardy, dépassé par les événements et parfois méconnaissable. Mais ce n'est pas LE responsable de cette cinglante défaite, c'est la défense qui a pris une nouvelle fois l'eau !

Dans ce match, quatre joueurs se sont vraiment fait remarquer : il s'agit bien évidement d'Erik Bochna et Milan Tekel, les ex-Dijonnais, qui ont fait plus que défendre durant 60 minutes. Ainsi que Tomas Skvaridlo, le Slovaque drafté par Pittsburgh qui a fait le spectacle. Rapide sur la glace, il a fait la différence à plusieurs reprises face aux défenseurs dijonnais, très peu présents.

Enfin, on retiendra surtout l'excellente performance du portier gapençais, Ronan Quemener, qui semble avoir pris définitivement cette saison la place de gardien numéro 1 au vu de ses performances : deux blanchissages en deux semaines. De même que l'attaque gapençaise qui a fait trembler plus d'une équipe en ce début d'année 2010. Gap est dans la place !

Gap remonte à la dixième place avec  13 points, provisoirement à l'abri des play-down.

Hommes du match : Ronan Quemener pour Gap et Aymeric Gillet pour Dijon.

 Clément Vaillant, Hockey Archives.

HOCKEY SUR GLACE: Dijon - Grenoble (Ligue Magnus, 21e journée)

Match à enjeu opposant le 6e, Grenoble, au 7e, Dijon. Un match annoncé comme étant serré, mais qui ne le fut pas vraiment, notamment à cause de la défense dijonnaise... et d'une équipe de Grenoble très réaliste.

 

Le réalisme à la grenobloise

Dès le début du match, les Brûleurs de Loups, encouragés par leurs supporters venus en nombre et donnant de la voix, imposent leur jeu et pressent Dijon très haut. Tactique payante puisqu'après une attaque des Dijonnais, le palet est récupéré par Julien Baylacq. Il passe à Mitja Sivic qui va tromper (tranquillement) Hardy, sans défenseur ! Quatre minutes plus tard, rebelote : après une offensive dijonnaise, les BDL interceptent le palet, et Christophe Tartari va battre Hardy, impuissant... Puis les Grenoblois, sereins, dérouleront leur jeu, en attendant la fin du tiers. Mais, les Dijonnais, toujours présents, bien qu'en retard sur les contres, ne l'entendent pas de cette oreille. Et à deux minutes de la fin de la première période, Erwan Pain fait sonner la révolte dijonnaise (1-2) Tout semble encore possible pour les Dijonnais à condition de combler les carences défensives.

Marquer ou ne pas prendre de but, tel est le problème ! Cruel dilemme que se pose la bande à Maric au début du deuxième tiers. Bien que bousculant les BDL, les Ducs s'inclinent pour la troisième fois (Sivic, 21'52"). Face à un réalisme incroyable, les Dijonnais ne perdent pas espoir, et le jeune tricolore Anthony Guttig pousse en attaque. Mais rien ne passe, notamment grâce à un excellent Eddy Fehri, à la fois chanceux et magistral. À deux minutes de la fin du deuxième tiers, les Dijonnais lâchent prise... et Baylacq score à nouveau (1-4).

HardyFlorian7Le troisième tiers ressemble étrangement au précédent. Dijon attaque beaucoup, construit, mais n'arrive toujours pas à mettre au fond. Le manque terrible de chance, allié à un excellent Fehri (qui sauve in extremis le palet sur sa ligne à plusieurs reprises) ainsi qu'à une défense laxiste, font de Dijon une bête blessée. C'est Damien Fleury qui met un terme à ce festival offensif grenoblois (1-5), but marqué une nouvelle fois en contre, après un mauvais marquage des défenseurs dijonnais.

Copie à revoir pour Dijon. En effet, une majorité de buts grenoblois ont été marqués en contre. Coach Maric devra donc trouver la solution à ce cruel manque d'inspiration en défense. Les Dijonnais auraient pu espérer beaucoup mieux si... la défense s'était replacée à chaque offensive adverse. Conséquence de ce manque d'attention : les Dijonnais restent septièmes, avec 21 points, mais, derrière, les Strasbourgeois se rapprochent avec 19 points grâce à leur victoire à Villard.

Pour les Grenoblois, ce match permet surtout de rassurer. Après des performances en demi-teinte, notamment mercredi dernier, face à Epinal, où ils ont dû avoir recours aux pénaltys pour s'imposer. Ils remontent à la cinquième place grâce à la défaite de Morzine face à Amiens, 4-5. Les étoiles de ce match sont côté grenoblois : Mitja Sivic et Julien Baylacq. Ils ont percuté de tous les côtés et mis la défense bourguignonne en difficulté. Tout comme Eddy Fehri qui a fait un match de grande classe, avec des arrêts réflexes pour le moins extraordinaires. Côté dijonnais, on notera l'excellente performance d'Anthony Guttig et Erwan Pain en attaque, qui ont sauvé l'honneur. Tout comme le dernier rempart, Florian Hardy, qui a remporté plusieurs face-à-face. De bon augure de la part de deux gardiens internationaux pour les championnats du monde qui auront lieu à Mannheim en mai.

Clément Vaillant, Hockey Archives.

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